En Algérie aussi, on dénonce l’aide démesurée au Polisario

algerie-polisarioC’est connu, lorsque les dirigeants d’un pays sont acculés dans leurs propres frontières, ils cherchent fatalement un ennemi extérieur. Une règle à laquelle les généraux algériens n’ont jamais pu se soustraire, et qui est illustrée par l’entretien obsessionnel du Front Polisario à coups de milliards de dollars face à « l’ennemi marocain ».
L’Université d’été des cadres de la fumeuse république sahraouie, tenue à grands frais durant le mois d’août à Boumerdès (près d’Alger), est le reflet de cette inexplicable hantise : ne laisser à aucun prix la flamme s’éteindre parmi l’élite politique, universitaire ou dans les médias algériens à l’égard du soutien au Polisario. Pourtant, ce soutien inconditionnel de l’Etat algérien au Polisario a été dénoncé avec force détails par le journal électronique algérien Tamurt.info. Le site s’indigne en effet que l’Algérie « dépense plus pour le Sahara occidental que pour la Kabylie ». Et personne n’est en mesure de chiffrer, même approximativement, les milliards que verse l’Algérie aux responsables du Polisario. Le budget alloué au Front sahraoui « échappe à tout contrôle des politiciens et reste toujours un mystère ». Seuls les hauts gradés du DRS, les obscurs services secrets algériens, sont au courant, assure Tamurt.info. Le résultat poursuit le site algérien scandalisé: « un diplomate sahraoui gagne plus d’argent que son homologue algérien ». Une situation qui a « provoqué l’ire de certains ambassadeurs un certain moment, mais qui ont été vite remis à leur place », détaille Tamurt.info en citant un ancien employé du ministère algérien des affaires étrangères.
En fait, cette animosité sans fin nourrie par les responsables algériens à l’égard du Maroc a un double objectif: D’une part, entretenir parmi les algériens la hantise de l’ennemi marocain qui est aux frontières, prêt à fondre sur une Algérie paisible et inoffensive. En même temps, maintenir une épée de Damoclès au-dessus de la tête du Maroc dans l’affaire du Sahara Occidental par Polisario interposé. Et cette position d’Alger est devenue d’autant plus inquiétante qu’elle a gagné en virulence, surtout depuis que le Maroc a mis sur la table la proposition d’autonomie pour parvenir à un règlement.

1 Comment

  1. Depuis que le Maroc a mis sur la table le Plan d’autonomie, l’Algérie est en effet devenue un peu plus nerveuse. Ce Plan étant considéré par de très nombreux pays comme une proposition sérieuse et crédible ne fait pas l’affaire de l’Algérie. Elle est donc prise à contre pied, désarçonnée. Ce soutien a ouvert la voie à cette notion d’un règlement mutuellement accepté ou acceptable par l’ensemble des parties. Et qui dit autonomie, dit démocratie, liberté, auto-développement, autogestion… L’Algérie n’a pas voulu saisir au vol cette ouverture du Maroc pour mettre un terme au différend et de s’approprier au passage une petite victoire. Je dis l’Algérie et non le Polisario parce que ce dernier ne décide de rien. Bref, l’Algérie s’enfonce davantage dans ses contradictions. Aujourd’hui on voit bien que le rapport de force est entrain de changer de camp. Que le Plan d’autonomie est posé à l’Algérie comme un obstacle qu’elle n’ose pas franchir, comme la seule solution possible, la seule et unique issue. Si ce Plan n’est pas accepté par tous, le Maroc peut mieux se mouvoir à l’extérieur comme à l’intérieur, c’est à dire sur son Sahara. En attendant, que l’Algérie accepte ou n’accepte pas, le Maroc confortera de plus en plus et dans la durée toute sa légitimité sur son Sahara. Le Maroc peut attendre et il attendra le temps qu’il faudra. Le grain de sable a changé de chaussure.

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