Sahara occidental: La bête noire du Polisario rejoint New York

tindoufLa désignation de Omar Hilale comme ambassadeur du Maroc à l’Onu a été un véritable choc pour Mohamed Abdelaziz, le diplomate étant connu pour son franc-parler contre les dérives répressives du Polisario et du DRS algérien, selon des sources très bien informées dans les camps de Tindouf.
A Genève où il occupait le poste de représentant du Maroc auprès de l’Office des Nations unies, Hilale était devenu la bête noire des délégués algériens. Le diplomate ne mâchait pas ses mots pour pointer la responsabilité de l’Algérie dans le prolongement, voire l’attisement du conflit régional autour du Sahara occidental. Surtout, il se faisait un devoir de décrier devant les instances onusiennes les violations systématiques des droits de l’homme dans les camps de Tindouf, en Algérie. La population sahraouie qui y est retenue ne dispose d’aucun des droits de l’homme les plus élémentaires. Les sahraouis de Tindouf n’ont pas le droit de quitter les camps sans la permission expresse du Polisario et des officiers du DRS, les services de renseignements militaires algériens. Ils n’ont pas non plus le droit à la libre expression, toute voix dissonante contre le chef du Polisario étant impitoyablement réprimée.
Ces flagrants dénis de droits ont fait naître une frustration croissante parmi les jeunes sahraouis, qui ont déclenché une vague de contestation sans précédent dans les camps de Tindouf. La direction du Polisario est accusée par les protestataires d’être à la solde de l’Algérie et de servir l’agenda algérien dans la région au détriment de la cause des sahraouis. Ce sont autant de violations que le diplomate marocain n’hésitait pas à dénoncer devant la communauté internationale à Genève.
L’autre raison qui explique le coup dur ressenti par le chef du Polisario et les dirigeants algériens, c’est que Omar Hilale s’est également fait connaître pour sa défense acharnée et son argumentation sans concession en faveur du plan d’autonomie au Sahara occidental. Un plan que le Polisario et les responsables algériens voient comme la véritable menace contre la république fictive du Sahara qu’ils ont autoproclamée conjointement. Surtout que le plan d’autonomie a reçu un fort soutien international et la plupart des capitales mondiales influentes le considèrent comme une base « sérieuse et crédible » pour parvenir à un règlement du conflit.

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